Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

Ockham

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Deux anciens enseignements, le rasoir d'Ockham et le principe de subsidiarité sont en débat. Sont-ce des simplifications ? En avons-nous respecté les sagesses ? Quel effets pervers peuvent-ils générer ?

 

Définitions. Le rasoir d'Ockham choisit l'hypothèse (suffisante) la plus simple pour apporter une explication vraisemblable, le principe de subsidiarité confie au plus petit échelon capable la réalisation d'une action.

Ockham vivait au moyen âge (toujours un anglais, Sherlock le pratiquait dans ses enquêtes) et la subsidiartité naît récemment.

 

En commun. Les deux principes s'érigent dans le monde chrétien et se complètent du choix à l'action : Le rasoir prépare le choix de l'action et la subsidiarité la guide. L'ensemble a pour but une mobilisation aisement partageable. La subsidiarité met en lumière l'individu, son autonomie ; elle accompagne la doctrine sociale de l'église et réapparait dans la construction de l'Europe. 

 

Leurs limites. L'énoncé d'une hypothèse est en relation avec le groupe culturel auquel elle s'adresse. La simplicité apparente est aussi une question de formulation et une formulation renvoit à la culture. Ainsi il se dégage qu'une hypothèse simple est fonction de la culture. 

Pour écrire que a2+b2=c2 il a fallu apprendre les carrés et savoir les écrire de façon condensée. En prenant un autre exemple, le "et pourtant elle tourne" de Galilée n'était pas culturellement acceptable alors mais formidablement plus simple dans son énoncé que "la terre décrit un quasi cercle autour du soleil".

Nous vivons plusieurs hiérarchies à la fois et la subsidiarité n'est pas toujours de mise. Le personnel de l'autoroute qui verbaliserait ou le délétateur se subsistitueraient à la police. Enfin le petit échélon est souvent atomisé en désagrégation (les communes en France, sans moyens ne peuvent plus agir).   

 

Leur actualité. Le rasoir d'Ockham nous apprend à :

  1. observer un fait et convenir de ne détenir une explication convaincante
  2. accepter d'énoncer plusieurs axiomes explicatifs
  3. définir le groupe culturel cible
  4. s'ouvrir aux probabilités
  5. choisir l'explication la plus plausible

 

 La subsidiarité c'est aujourd'hui les machines qui travaillent mais aussi décident de l'hypothèse de son bon comportement.  C'est à l'échelon le plus bas que EI, la mafia interviennent dans la terreur

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appeler un taxi

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Depuis mai dernier, la compagnie Les Taxis Bleus met à disposition des lieux d’accueil à fort passage des hôtels, boutiques et restaurants parisiens des boutons connectés pour commander un taxi en un clic. La stratégie expliquée par Yann Ricordel, directeur général de l’entreprise.

Depuis le début de l’année 2014, Les Taxis Bleus revoient l’intégralité de leur parcours client pour le rendre plus accessible, avec pour maître mot : la simplicité. L’ergonomie de l’application mobile a été repensée et l’offre de prix a été révisée pour apporter plus de transparence. « Au lieu des tarifs A, B, C, jour et nuit, incompréhensibles pour les non-initiés, nous avons mis en place un prix plafond pour chaque course. Quoi qu’il advienne, le client n’est jamais facturé au-delà de ce prix », indique Yann Ricordel, directeur général de la compagnie.

Un bouton connecté

Et pour simplifier la commande des courses, Les Taxis Bleus ont développé avec la start-up The Button Compagny, un bouton connecté permettant de commander un taxi d’une simple pression du doigt. Fonctionnant sur pile, sur secteur ou sur port USB, le bouton indique dans les deux minutes si un taxi est disponible par le biais de diodes lumineuses. « Nous avons voulu créer l’interface de commande de taxis la plus simple au monde », indique le directeur général.

Principaux dépositaires de ces boutons, les hôtels, restaurants et boutiques à fort passage de la capitale. « Nous mettons les boutons gratuitement à disposition de ces lieux d’accueil et nous les retirons s’ils ne sont pas assez utilisés ou si nous observons trop d’usages abusifs », précise Yann Ricordel. 150 établissements ont été gratuitement équipés. « Nous espérons en avoir installé 500 d’ici la fin de l’année et plus d’un millier l’année prochaine », assure Yann Ricordel, qui a également détecté des opportunités auprès des hôpitaux, des cliniques et des chaînes de magasins.

Un apport supplémentaire de 25 % de volume d’affaires

Les premiers retours sur investissement pour la compagnie sont pour l’instant conséquents : le segment conciergerie a gagné 25 % en trois mois de commercialisation, grâce au bouton. Quelles sont les clés du succès du déploiement de cette innovation pour Yann Ricordel ? « La simplicité d’utilisation du déploiement commercial et la capacité d’intégration du système informatique avec le porte-feuille d’API, mais surtout la simplicité d’utilisation du bouton. Un argument d’autant plus important que nous nous adressons à des professionnels qui souffrent d’un fort turnover en matière de personnel d’accueil. » Une initiative fortement observée à l’étranger et qui pourrait rapidement créer des émules.

rue encombrée

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La rue est encombrée et il nous faudrait proposer une solution ! De quel problème s'agit-il ? Une rue assure une circulation entre les habitats, les lieux de travail et de vie, là où se trouvent les spectacles, les magasins et les services publics. Si des véhicules ou, plus génériquement, des mobiles, veulent en même temps emprunter la rue plus qu'elle n'en peut faire transiter, on dit alors que la rue est encombrée.

Trop de piétons, de voitures, voire d'animaux se pressent tous ensembles. La circulation est entravée donc la vitesse souhaitée est ralentie. La dénonciation de la complication est le constat qu'une dynamique attendue, un flux, un écoulement sont en fait empêchés. Pour qui ? Les humains qui transitent, ceux qui les contemplent, ceux qui les attendent au sortir de la rue, ceux qui ont investi, ceux qui doivent inventer des délestages ou ceux qui conduisent une ambulance.

La rue encombrée n'est un problème que si on est pressé ou si on croit l'être. Mais ceux qui n'éprouvent pas gêne ou ceux qui s'adaptent ne sont plus concernés par la remède à rechercher. Ainsi l'enfer des uns devient pour d'autres un lieu extraordinaire pour observer, partager, flâner et se frôler. C’est le raisonnement, la méthode pour proposer une solution qui nous intéresse ici. Pour restreindre les hypothèses, prenons la circulation des voitures à huit heures du matin en semaine, sans pluie ni événement exceptionnel.

L’encombrement n’est certainement identique dans toutes les rues ou toutes les villes, par tout temps, ni à toute heure, ni hors contexte. Cinq variables se distinguent sur lesquelles faire porter le raisonnement.

La rue est de dimension pérenne depuis la construction ou l'extension de quartiers en périphérie ou au centre. On peut encore y organiser et prioriser des voies, affecter plus ou moins d'espace au stationnement.

Les voitures diminuent en nombre selon les autorisations ou péages urbains, selon les contenances par le co-voiturage et le transport en commun.

Le temps permet d'analyser les horaires et les périodes.

La distance évoque une stratégie de l’enveloppement avec la verticalisation, des commerces, des enseignements et des services de proximité, les circuits courts d'approvisionnement jusqu'à l'entraide entre voisins voire l'autarcie.

La technique informatique permet les alertes en cas de bouchons, le télétravail et la téléconférence.

Enfin si l'on change de niveau de simplification, on imaginera le déplacement urbain aérien, les cités ouvrières ou la trottinette.

groupe

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Si le rapprochement vous paraît incongru, lisez ce qui suit où parcours de vie et organisation se tutoient.

Les circonstances ou les critères forment un ensemble d'individus ; les analyses peuvent alors prospérer dessus. Quand cet ensemble se structure il devient un groupe. C'est l'objectif commun qui transforme un ensemble en un groupe.  

Voilà posée notre définition, d'autant plus nécessaire que le terme de groupe traverse plusieurs disciplines : les mathématiques y voient une symétrie, l'économie y rassemble des entreprises, la chimie ou la biologie en traitent aussi.

Dans le parcours de vie , nous avons tous remarqué que les adolescents cherchent à se fondre dans un groupe, que, plus tard nous rejoignons des cercles d'affinité,

et que certains, sur internet, collectionnent les "amis" (Facebook est un terreau de transformation d'ensemble en groupes éphémères ou permanents). La fusion dans un groupe relève du besoin d'appartenance et de protection (ce qui ne nous différencie guère des animaux).

Dans son évolution le groupe aura à gérer des tensions de dispersion dues aux déchets de la relation et aux malentendus. Enfin, il n'échappera pas que plus la civilisation augmente plus le nombre de groupe augmente -a contrario, la dictature le réduit. 

Et déjà la simplification apparaît car il suffit de nommer le groupe pour commencer à mieux l'appréhender, voire le manipuler ; le groupe offre ainsi une poignée pour s'en saisir, un point d'entrée.  

Parallèlement,​ le regroupement est une des règles​ principales ​de la simplification. Elle met en oeuvre, par exemple, le guichet unique et la fusion de formulaires. Le regroupement ​crée un point d'entrée unique à un ensemble hétérogène. 

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haut commissariat

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Les récentes annonces de simplification (réponse à un appel d'offres par le seul n° siret, extension de la durée de tutelle de 5 à 10 ans, convocation au pénal des justiciables par mail) montre la continuité de l'effort.

Imaginons une nomination au HCSP (Haut Commissariat à la Simplification Permanente). 

Par quoi commencer ? Quels sont les blocages prévisibles ? Comme la simplification est essentiellement au service d'une cause, donc tout d'abord quels sont les grands axes de la simplification ? Les entreprises, les particuliers, les malades, les retraités.

Pour ces derniers, la reconstitution de la carrière est pénible. Proposons que l'employeur dépose le bulletin de salaire dans le coffre-fort numérique de l'employé (le montant servant conjointement à la banque pour créditer). Les objections prévisibles sont les risques de piratage, la lourdeur à la saisie d'anciens bulletins, les interconnexions déplaisantes à la Cnil et les réfractaires au numérique.

 

qui ne dit mot consent

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La France devrait s'indigner beaucoup plus devant les actes horribles, a déclaré un homme politique. Voulait-il signifier que si on ne s'exprime pas ou trop peu cela revient à cautionner l'immonde. Le propos situe le silence par rapport à la loi et à la morale. C'est dire que l'aphorisme "qui ne dit mot consent" présente une amplitude qui dépasse largement le cadre d'une bonne organisation. Le besoin d'une meilleure analyse sémantique apparaît donc avant que d'aborder les relations avec l'administration, celles internes à l'entreprise et nos relations privées.

Préalablement faudrait-il que soit bien définie la question qui appelle à s'exprimer ou à se taire. Un acte sous-tend souvent plusieurs questions et, même quand la question est explicite, elle n'est pas entendue de la même façon par les destinataires ; l'un est directement concerné, l'autre ne s'y intéresse pas ou n'a pas de suffisantes connaissances pour parler, un autre enfin préférera garder le silence par crainte, par fatalisme, déni de la qualité de l'information, fatigue de la quantité de sollicitations, etc. C'est l'objectif de la question qui est en cause. Se rajoute un délai qui doit être fixé pour le retour, ce qui terminera la déclinaison du quoi, des qui et du quand. Ponce Pilate, la majorité silencieuse et l'opposition au mariage fournissent quelques exemples. à l'inverse, une réponse établit la communication et aujourd'hui le pouvoir de la parole est immense, supporté par les réseaux sociaux ; et ce, même si Sartre a pu avancer que "mon mutisme est une prise de position".

L'administration propose que désormais, si elle ne répond pas à une demande dans un délai fixé, elle l'accorde. Bien sûr les esprits chagrins souligneront que seulement 1/3 des textes sont concernés et qu'il convient de bien savoir si la mesure visée est éligible au silence. C'est un pas significatif vers la simplification. Pour qui ? Pour l’administration elle-même, sans doute, mais qui abdique une partie de son pouvoir dans une position d'ignorance superbe. Pour l'administré aussi qui n'aura plus à attendre une réponse. Réciproquement, l'administration est mise sous pression pour détecter rapidement les cas qui réclament son refus. La mesure "silence vaut accord" pourra un jour s'amplifier jusqu'à supprimer la demande, quitte à ce que les contrôles postérieurs s'intensifient où les preuves, qui auront été conservées mais non transmises, seront exigées.

A contrario, le licenciement d'un salarié protégé réclame une autorisation de l'administration laquelle a deux mois pour communiquer sa décision à l'entreprise ; si la décision n'est pas parvenue à l'entreprise au bout des deux mois, "ça veut dire non". Tout comme dans la relation entre deux personnes où la justice, quand elle s'en mêle, affirme que le silence «opposé à l’affirmation d’un fait, ne vaut pas à lui seul reconnaissance de ce fait».

Le dilemme entre responsabilité et confiance s'illustre par deux exemples. Dans un premier exemple, une banque exigeait 7 signatures hiérarchiques avant d'accorder un gentil prêt. Le second exemple est la prolifération des mails en copie comme autant de parapluies. Enfin, la vie privée est régie par une culture. Mais laquelle ? Certains de mes invités qui m'avaient déjà donné leur accord, m'appellent ensuite pour confirmer leur venue. Réciproquement, nous connaissons tous un invité qui avait oublié et dont l'absence inquiète au dernier moment. Pas facile ! Heureux les amis qui s’aiment assez pour savoir se taire ensemble.

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