Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

Haro sur les euphémismes !

Rédigé par dir Aucun commentaire

Je téléchargeais dans la mémoire de Max tout le théâtre de Racine et celui de Corneille quand je vis une de ses diodes clignoter sur les mots de Chimène "va ! Je ne te hais point". Max était tracassé. 

Il me faudra lui rajouter une barette spéciale pour les litotes, pensai-je en fouillant dans mon stock. Il ne saisit pas la subtilité. La barette faisait aussi les euphémismes et le guide d'utilisation assurait même qu'elle pût distinguer métonymie et métaphore. J'insérerai la barette entre le processeur du langage et celui du social.  

Immédiatement je testai Max. Si je te dis : lisser les effectifs. Max répondit 20% de licenciements. Et si je te dis que tes compétences s'exerceraient mieux ailleurs ?On m'attend pour faire réussir un autre projet, se trompa Max. Oups ! laissai-je échapper. Il me suffira de tourner la molette de sensibilité au contexte pour éviter les contre-sens dus aux tournures alambiquées. Non Max, ça indique qu'on ne veux pas de toi ici. C'est présenté à l'envers, de façon positive, pour éviter toute contestation.

Une légère odeur de brûlé se dégageait de Max qui à chaque détournement ou remplacement de mot par un autre devait solliciter ses circuits pour résoudre la complication et déjouer la perversité de propos ambigus. Ça va Max ? On fait aller, répondit-il dans un euphémisme charitable destiné à ne pas m'inquiéter de sa santé numérique. 

 

Après un temps de refroidissement, Max s'enhardit et attaqua par un Camus, assimilé la veille "Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde." Je répliquai par un Martin Luther King bien placé "Pour se faire des ennemis pas la peine de déclarer la guerre, il suffit juste de dire ce que l'on pense. "

 

Max afficha sur son écran un smiley sourire signifiant que nous avions tous deux raison "en même temps". 

 

 

 

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

la sobriété agissante (fin)

Rédigé par dir Aucun commentaire

Ce 22/2/2022 à à 2:22 pm, nous étions 20 au Jardin de Plantes de Montpellier et bien d'autres dans le métavers.

Chiffre 2 et soleil bienheureux !

Nous savions bien sûr qu'il faut réfléchir avant d'agir. Mais seulement un peu ! Sinon c'est de l'irrésolution.
Voilà donc le débat "comment alléger le délai de réflexion.

Trois pistes ont émergées. La première se fonde sur les ressources, la seconde sur la psychologie et, enfin, la troisième sur la procédure.

**Puiser dans les ressources** consiste à recourir à l'expérience - la sienne ou celle des autres-, activer les réflexes individuels ou culturels , faire confiance à l'intuition, à la sérendipité, et même à une perception innée de la solution.
*Après une nuit qui porte conseil, un bon bain. Eurêka !*

**En jouant avec la psychologie** , les convictions, voire l'engagement partisan peuvent s'affirmer. Foin de la pensée complexe, du tango de l'en-même-temps, des dilemmes dus au surplus de nuances ! Ici on assume les risques d'ajuster la trajectoire en chemin.
*Zanini (tu veux ou tu veux pas) et Barbara (riche de mes dépossessions) sont en concert.*

**S'en remettre à une procédure**
par des ~simplifications~ préalablement axées sur l'irrecevabilité, une meilleure lisibilité des lois et un retour aux principes débarassés du détail.
par des ~mécanismes~ qui réduisent la durée (adéquation au temps d'exécution, sans procrastination), réduisent le nombre (l'urgent et l'important seuls pris en compte ; espacement des moments où il faut décider) et réduisent les alternatives (la solution la plus évidente).
*Le moine et le philosophe (Guillaume d'Ockham et Gaspard Koenig)*

Assez de tergiversations ! Voilà la recette : **Confiance** (ressources), **Audace** (psychologie) et **Savoir-faire** (procédure).

Je souhaite vous retrouver bien avant que le 3 ne se répète.
Dom
.
~Références~
* Nombreux commentaires très denses sur le site simplific .org
* La décision comporte une part émotionnelle qui dicte ce qu’il faut approfondir ou négliger (Joëlle Proust).
* La pensée en jachère pour éviter l’irrésolution (Alexandre Jaromil)
* Penser la sobriété matérielle (Ademe)
* 61 principes essentiels du code du travail sur les 8.000 articles qu'il comporte (humanité)
* Comment consommer avec sobriété (theconversation)

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

Féminisation, complication

Rédigé par dir 15 commentaires

Les femmes réclament plus de place dans notre société. Plus spécifiquement, en France, une des revendication porte sur la féminisation de la langue. Les techniques proposées déclinent féminisation des métiers, non prééminence du masculin au pluriel, écriture inclusive, ...

Je repère 6 attitudes
* Conservatrice
* Gymnaste
* Redoublante
* Activiste
* Accomodante
* Inventive

L'attitude conservatrice préconise de ne rien faire (mon fils et mes filles sont beaux, professeure) par respect de la langue, valeur du masculin pour neutre, plaisir de la grammaire, résistance au coup de boutoir féministe. Parfois, en effet, c'est **intangible** (l'italien est chantant, un ennuque, un marché paysan)

L'attitude gymnaste (mes filles sont belles, mon fils aussi) contourne (les garçons et les filles sont bien habillés > portent de beaux habits), choisit l'**épicène*** (journaliste, enfant) et évite le scabreux (entraîneur).

L'attitude redoublante (celles et ceux, citoyens citoyennes) satisfait les deux bords mais rallonge le propos ... jusqu'à **traduire** sur site internet ou recourir au **franglais**.

L'attitude activiste ou guerrière (elle était bienveillante et la resterait, la maîtresse des requêtes, la cheffe) exige la féminisation systématiquement, parfois jusqu'à la **syllepse** (le petite chaperon rouge est guillerette). Elle attaque le **symbole** (droits de l'Homme > droits humains) et supprime aussi (nom de jeune fille, mademoiselle).

L'attitude accommodante accorde en proximité (mon fils et mes filles sont belles), voire en quantités (les utilisatrices de rouge à lèvres)

L'attitude inventive crée de mots (toustes), de nouvelles graphies de lettres et utilise le **point milieu** (candidat.es) sans souci des oppositions (difficulté de lecture, incohérence avec l'oral)

 

 

Les contradicteurs crient à la futilité de telles revendications, qu'on va pas changer les frontons des mairies (fraternité) ni ne s'appeler que de prénoms unisexes. Ils s'ingénient à trouver des féminisation absurdes (un médecin, une ...). Tous abominent l'écriture inclusive inaudible et à renforcement de l'illétrisme. D'autres, subtilement, avancent que le masculin au pluriel est plus court et qu'il ne faut pas voir du machisme partout (une chaise, un fauteuil disait Magdane)  et même au contraire (Pour Revel, une sentinelle est souvent un homme et une canaille peut l'être). Les plus savants racontent la disparition du neutre et les délices de la grammaire. Enfin les polyglotes nous plaignent (en persan, l'oncle -frère du père est différent du mot oncle -frère de la mère-). Mais justement, les anglais abandonnent le policeman pour police officer.

Il existe donc des pistes dont il sera possible de mesurer le degré de visibilité et le degré de facilité.

  1. accord du genre pour les titres, fonctions, métiers et grades (chanteuse, présidente mais aussi cheffe, lieutenante, maîtresse des requêtes)
  2. presque féminisation (professeuresse-->professeure) 
  3. accord total (je suis exigeante et la resterai) 
  4. suppression de il (il faut que... faut que, elle était une fois) 
  5. remplacement administratif de mademoiselle, nom de jeune file, nom patronymique 
  6. doublet ou double flexion (celles et ceux, citoyens, citoyennes)
  7. épicène ou même forme aux deux genres (enfant, journaliste, le pluriel est une forme non genrée : les étudiants)
  8. point milieu (les candidat.e.s)
  9. franglais
  10. pas de majuscule de prestige (les droits humains et non les droits de l'Homme)
  11. évitement scabreux (entraîneur)
  12. inutile (l'italien est chantant, un ennuque) 
  13. traduction de site internet (proposition en anglais, allemand, inclusif)
  14. volontaire (chères lectrices) 
  15. périphrase (les garçons et les filles sont bien habillés--> les garçons et les filles portent de beaux habits)
  16. pluriel de proximité (mon fils et mes filles sont belles)
  17. syllepse ou accord selon le sens non la grammaire (le petit chaperon rouge est guillerette, pma pour toutes) 
  18. remplacement (officier de police, mail carrier)
  19. globalisant (le mouton, passage au pluriel)
  20. néologisme (le mien--> lu mian, toustes) 
  21. nouvelle graphie des lettres (ills) 
  22. promotion rapide (capitaine) 

Le plus facille est de ne rien faire (en fait nous sommes spontannément tous des réactionnaire linguistiques) ... et d'attendre les revendications des transgenres

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/pour-ou-contre-l-ecriture-inclusive-deux-linguistes-debattent-20210330

https://chezrevel.net/le-sexe-des-mots/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_%C3%A9pic%C3%A8ne

https://www.btb.termiumplus.gc.ca/redac-chap?lang=fra&lettr=chapsect9&info0=9.

Eliane.viennot.fr

Les beaux parleurs - La chronique de Nathanaël Ro… : https://youtu.be/-bchuf_bcyE

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

soutenir une liberté attaquée

Rédigé par dir 2 commentaires

ball_red-20super-2040-20pc.tbLa liberté1 concerne une population déterminée mais implique aussi les autres qui la regardent comme modèle ou l’exècrent. Elle est urbi et orbi. La liberté génère immanquablement de sains débats, des opinions contraires, des réactions, des mécontentements2 et des attaques. Ceux qui attaquent une liberté disent leur désaccord et, par là, qu’elle soit retirée3.

Le désaccord naît du fossé des cultures, des convictions profondes, de l’incompréhension, du mur des esprits non éduqués4, d’opportunités ou de manipulations et s’exprime par des écrits, des défilés, les ingérences, la désobéissance civile, des vociférations ou des violences.

La crainte s’insinue et le besoin de sécurité augmente ; la liberté est mise en balance. Alors, dans un double mouvement, les promoteurs de la liberté la soutiendront dans leur espace et porteront la contre-attaque dans le camp adverse. Ce sont des mouvements millénaires quand un château est assiégé5. La suite du siège est incertaine car il n’y a pas de sens à l’Histoire : Le château paraît se libérer, parfois il se rend, parfois encore un évènement extérieur fort rompt l’affrontement binaire. La liberté est bien fragile.

La reddition présente un large spectre, brutale par l’abandon de la loi qui protégeait la liberté, discrète avec son encadrement6 ou subtile par un appel à une modération individuelle. Subtilité de la modération mais aussi perversité : elle ne prive d’aucun droit mais rogne, dans les faits, la liberté affichée7 et, in fine, un seul individu qui y recourt jusqu’au paroxysme peut tout faire écrouler. Souvent les contre-pouvoirs contiennent la tentation de réduire la liberté.

Le soutien confirme la liberté dans toute son étendue et se décline en indifférence, humour, ou commémoration. Le soutien essore des mécontents mais en renforce d’autres.

La contre-attaque dite proportionnée, part de gentilles explications8 jusqu’à la reproduction de la liberté ; elle évolue en zone de danger car elle cède à l’émotion, sert à "montrer ses muscles" et entraîne les surenchères.

La tension est dans le temps court. Dans le temps long, la liberté s’élabore et le château peut s’entourer de douves. La référence de la liberté à la loi9 permet le malaxage du débat pour une communauté de vie entre citoyens. L’élaboration ou la surveillance des libertés permettent d’intégrer10 les aspirations de la société, de tester les interprétations multiples qu’occasionnent les libertés floues, de s’informer11 de toutes les opinions, de prévoir les conséquences des oppositions et de déterminer les accompagnements et les réponses. La connaissance préalable des mécontentements éviterait la sidération de l’attaque.

 

Merci pour leurs lumières dans cette complexite à Christine, Didier, Eric, Patrice, Philippe et René 

 1 Matérialisée en différentes expressions, de l’absence de son exercice à son paroxysme
2 Seules les lois naturelles et de physique, en ce qu’elles soumettent le monde entier, ne sont pas contestées
3 L’attaque -souvent renouvelée- d’une liberté vise à l’ébranler mais aussi à la restreindre par la peur
4 La raison, le jugement, viennent lentement, les préjugés accourent en foule (JJ. Rousseau)
5 Avec appel à la rescousse des commensaux
6 La multiplication des lois augmente, au contraire, les frottements intersticiels
7 Restreindre l’une des expressions de la liberté la modifie
8 Ce que certains appellent pédagogie et qui emporte une dose de suffisance
9J urisprudence, obligations, droits, et interdits
10 Le premier qui dit la vérité, d’abord on le tue puis on s’habitue (G. Béart)
11 L’opinion que nous défendons n’est que notre hypothèse préférée, nécessairement imparfaite, ... que seuls les très bornés peuvent faire passer pour une certitude ou une vérité (M. Kundera)

 
 

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

exhortation

Rédigé par dir Aucun commentaire
Le 10/10/2020 (Oh ! la date est belle ) imagine un peu que nous nous soyons réunis pour conjuguer la simplification. Imagine encore que l'exhortation soit le thème du débat. Tu aurais dit quoi ?  Le dictionnaire, juste à côté de toi, décline incitation, encouragement, voire sermon et, au contraire, menace ou reproche.

Certes, une exhortation dépend du groupe à qui elle s'adresse (âge, culture, degré de résistance, connaissances), des enjeux et du caractère autoritaire de son émetteur. Mais une exhortation simple doit être portée par un message : 
  • Clair, court, facile
  • Impératif, sur une interdiction (appel au droit)
  • Actif (par verbe ... "va, cours")
  • Émotionnant (peur, solidarité, ...)
  • Dissimulé (nudge, dans le flux)
  • Répété -mais pas trop
  • Diversifié (dessin, pictogramme des panneaux de signalisation, modalités variées)

N'allons pas plus loin ! Car nous aurions abordé bien vite la simplification et le péché d'un énoncé complexe. D'anciens militaires, émus, auraient alors évoqué la sècheresse bénéfique du commandement. Nous aurions été aussi très concrets. Par exemple, quel panneau choisir : "respecter les pelouses" ou "il est interdit de marcher sur les pelouses" ?  
Immanquablement dans le débat aurait surgi le virus (loi de Godwin adaptée) ; et là, comment aurais-tu incité à mettre un masque ?  Un marin aurait conclu que quand l'exhortation faseye, on ne sait plus où va le vent.

 
 
 
 
Classé dans : exemple Mots clés : aucun

un tableau de l'à-peu-près

Rédigé par dir Aucun commentaire

24,5% c’est presque un quart ! L’à-peu-près est simplification en pédagogie, pour reconnaître ne pas connaître, dans une relation bienveillante, à la recherche d’un échange constructif d’opinions, pour pratiquer l’heuristique, pour calibrer enfin l’effort et les dépenses au juste suffisant. Laissez-moi vous en conter une histoire.
L’antiquaire avait donné rendez-vous à l’amateur d’art pour la fin de matinée ; il arriva donc les onze heures passées. "Un tableau rare" avait susurré l’antiquaire qui déjà rêvait en milliers d’euros.

Les couleurs délicates, les perspectives soignées et le flou de l’arrière-plan pouvaient évoquer P. ou son école. Il y aurait des discussions, des échanges ; ce sont là gourmandises.
Les proportions harmonieuses de la toile approchaient le nombre d’or. Les historiens, ultérieurement, préciseraient les mesures et, après analyses coûteuses, s’engageraient sur une fourchette de dates ; quelques impétueux diraient même quel mois.

Le catalogue de Sotheby’s situait prudemment le tableau à la renaissance italienne. Les enchères pouvaient commencer.

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

soins

Rédigé par dir 1 commentaire

Se soigner ? Quel parcours !

Les spécialités et les appareils de diagnostic se démultiplient sous l’effet des progrès scientifiques et, parallèlement, les demandes de soins augmentent. À l’inverse, les protocoles de soin -organisant le savoir médical- et la pression exercée par les financements de la santé réduisent les choix à disposition des malades.
Ainsi l’augmentation des offres et des demandes de soins est prise en étau par les contraintes du système de santé. C’est la complication que perçoit le patient.

L’installation du médecin référent a permis un Regroupement et l’amélioration du travail d’équipe.
Une refonte de la porte d’accès à la sphère médicale permettrait un Remplacement partiel par un corps intermédiaire de soignants, tels des médecins aux mains nues, infirmier ou pharmacien) et apporterait un désengorgement des urgences. Enfin, une forme de Rejet de la médecine officielle s’effectue par l’information de prévention et l’auto-médication.

 

 

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

pluie

Rédigé par dir 1 commentaire

se protéger de la pluie ou imaginer un parapluie plus simple. 

 

L'ombrelle, son contraire en protection, lui a donné naissance.

En cas de pluie, il m’a toujours paru compliqué de perdre mon temps en consultation prévisionniste, de m’encombrer d’un parapluie - souvent humide- pour le reste de la journée, de peiner à le déplier sous l’orage, de le tenir par le manche, de masquer les autres, de le hausser pour croiser mes semblables, d’éviter de me mouiller avant d’entrer en voiture, de subir un vent fripon qui retourne les baleines, de ne pas pouvoir l'aggrandir pour partager un petit coin de parapluie. 

Pour exciter l’imagination simplificatrice, les propositions en 7 catégories :

1. l’acceptation de Gribouille à Gene Kelly ; se mettre tout nu (dans les paradis chauds), imiter les animaux (plume des canard, gras des chevaux), se sécher après ou s’ébrouer tel le chien, vivre comme les anglais qui y sont habitués, notamment au golf.

2. le psychisme de la course éperdue ou de la prière à Sainte Claire ; le luxe (parapluie de Cherbourg) ; l’angoisse de ne pas savoir s’il va pleuvoir ou non ; le Kway ne porte pas malheur s’il reste ouvert dans la maison

3. l’évitement (c’est zéro intermédiaire) chez soi, dans une grosse attente sous un porche, dans les magasins ou au désert ;

4. Interposition : la mobilité du pébroc, du ciré et de tout enveloppement (ciré, incorporé au col, au vélo; reste à inventer le parapluie-lib, à déploiement urbain ou celui positionné sur l'épaule, celui jetable.

5. le scientifique où l’air est propulsé, les gouttes sont aspiréees ou perlent, les fusées perforent les nuages et la détection est automatique

6. l’amélioration du parapluie inversé, dépliant automatique ou à double usage (ombrelle, siège, épée, parapluie bulgare) ; l’extension à deux ; parapluie de golf (beau, solide, différent, qui ne s'ouble pas facilement), le sachet nylon pour l'y glisser.

7. le remplacement : Kway : ce sont les vêtements qui rendent la pluie désagréable : ils refroidissent la peau et le reste du corps, ils souillent les lieux où pénètre celui qui les porte. Reste à inventer la protection des lunettes (la pluie qui s'y dépose est un véritable inconvénient)

 

De très belles et pertinentes contributions sont reproduites ici.

Claude Coustan Se protéger de la pluie ne présente un intérêt que lorsqu'elle apparaît comme une nuisance. On souhaite a titre personnel de ne pas être mouillé, pour protéger les biens et les personnes, de ne pas être inondé. Les circonstances dans lesquelles on rencontre la pluie ont généré des modes de protection adaptés. Communément et en mainte situations courantes on ouvre son parapluie.

En randonnées pour protéger sa tête on porte un chapeau en toile étanche, on enfile un poncho, on porte des guêtres pour protéger ses chaussures et ne pas se mouiller les pieds , on déploie un protège sac à dos… On se met à l'abri ...En camping on met un double toit étanche, on reste sous la tente. On a pris la précaution de positionner sa tente afin de la préserver des ruissellements et on aménage des rigoles tout autour de la tente pour ne pas être inondé… Dans les cours d'école on aménage des préaux, dans nos villes, villages et campagnes, des abris-bus… Pour absorber les trop grandes quantités d'eau tombées du ciel on construit des barrages, des bassins de régulation , on modifie les règles d'urbanisme, on lutte contre la déforestation...

Mais trop de pluie n'est pas toujours et partout synonyme de nuisance. Les crues du Nil apportaient vitalité aux terres inondées, l'arrivée de la mousson se célèbre comme une bénédiction divine, Les chamanes et les églises par des pratiques incantatoires qui leurs sont spécifiques appellent la pluie dès lors que les périodes de sécheresses perdurent…

Mais revenons au parapluie et dépassant son usage regardons tout ce qu'il évoque ( pépin, pep's, pébroque, pébroc, riflard, Robinson) ; il a été le héro d'histoires (Marie Poppins) et d'anecdotes "L’esprit humain est comme un parapluie : il marche mieux quand il est ouvert" (Darry Cowl) ; "Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut" (George Bernard Shaw) ; ouvrir le parapluie se dit de quelqu’un qui se dégage de ses responsabilités en s’abritant sous une autorité hiérarchique ; et source d'inspiration artistique (Les parapluies de Cherbourg, Le parapluie, chanson de G. Brassens, le coup du parapluie…).

Pourquoi vouloir le simplifier ? Pas pour modifier son usage de protection (la pluie principalement mais aussi le vent et en changeant son nom en ombrelle le soleil) mais pour répondre a des notion d’esthétique, d'encombrement,…

Une innovation semble vouloir révolutionner sa forme tout en conservant son principe protecteur ( Air Umbrella ) Il s’agit de repousser les gouttes d’eau à l’aide d’un bouclier d’air autour du parapluie du futur, créant un abri avec l’air soufflé en permanence.

 

Armand justement appelait de ses voeux cette dernière avancée technologique, dans le style Jules Verne ou professeur Tournesol : il est probable que dans les temps futurs, chaque individu et chaque site sera entouré d’un bouclier climatique. Au lieu de chauffer tout un appartement, on sera entouré d'une pellicule d'air conditionné à la bonne température. Idem pour la pluie : on marchera dans la rue (y aura-t-il encore des rues ?) sans autre protection que ce halo invisible qui écartera la pluie tout comme le chaud et le froid.

 

Déborah en profite pour courrir les magasins, Jean-François se mouille préalablement (comme gribouille) et Françoise vante le parapluie à fermeture inversée.

 

Philippe remarque que les compétitions de golf sont arretées par la pluie dans tous les pays sauf en Angleterre.

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

obsolescence

Rédigé par dir Aucun commentaire

 

Peu ragoutant le cortège de l’obsolète avec les archaïques, les désuets, les périmés, les démodés, les surannés, les vétustes, ceux qui ne sont plus en usage et les vieillots ! Délictueuse, l’obsolescence programmée qui, délibérément, limite les capacités d’évolution d’un produit ou y introduit des fragilités.

Dans un tel contexte l’obsolescence avait peu de chance d’être célébrée. Tentons-en cependant l’éloge ici.

L'obsolescence révèle en fait une évolution, un changement, peut-être un progrès. Un passé qui s’achève et un futur à qui l’on accorde confiance. Alléluia, la règle à calcul, l’emmaillotage des bébés, la cabane au fond du jardin, le disque vinyle sont obsolètes.

Les domaines où elle s’exerce, physique, technique, langagier ou de mode sont multiples et concernent toutes les activités humaines, principalement celles matérielles mais aussi celles immatérielles ; ainsi une loi peut se révéler obsolète même si le qualificatif d’inadapté semble préférable.

De façon générale, la simplification avait déjà repéré l’obsolescence pour assurer le remplacement, cher à ses principes.

L’obsolescence signe une rupture d’adaptation aux circonstances sociétales et locales. Et la rupture doit être assez rapide. En effet, laissons l’objet tombé en désuétude se bonifier durant une période de purgatoire ou de nostalgie ; parfois il regagnera le devant de la scène - comme les robes couvrent ou découvrent les genoux- d’autres fois, nous le retrouverons dans les collections et les musées : outils agraires, formica des cuisines, mots oubliés, ...
L’art et l’histoire, enfin, le magnifieront. Hier obsolète aujourd’hui sur la sellette.

 

l'obsolescence peut aussi être provoquée par une politique "marketing": par exemple l'i-phone 7 puis 7s ... sans que cela n'apporte un avantage tangible. L'objet obsolète revenu sur la sellette ne dévoile-t-il pas une nostalgie du passé et quid du progrès ? Ces merveilleux sacs plastiques qui ont remplacé ces sachets en papier représentent-ils vraiment une avancée ou sonnent-ils le glas de nos mers... 

 

 

Classé dans : exemple Mots clés : aucun

convaincre en toute simplicité

Rédigé par dir 11 commentaires

De prime abord, il est bien complexe de convaincre et de rapprocher deux points de vues. Il faut en effet écouter, expliquer, malaxer jusqu’à rendre perméable, reformuler, valider les points d’ouverture et y revenir souvent. Donc la question d’apporter de la simplicité à l’art de convaincre est légitime. Déjà la rhétorique des Aristote, Démosthène, Cicéron et autres Quintilien recherchait comment amener une personne à accepter ce qu’auparavant elle ne pensait pas ou n’en avait aucune préoccupation.
Un instantané pourrait-il aisément convaincre ? On raconte que le bruit d’une portière de voiture qui se referme assure à l’acheteur de la robustesse. L’image de la petite vietnamienne fuyant le bombardement au napalm décrit l’horreur de la guerre. Schopenhauer - voir aussi le film le brio - recommandait l’utilisation de métaphores favorables, c’est-à-dire le recours à des analogies proches du contexte.
Une méthode, que d’autres appelleront stratagème, m’est nécessaire pour tracer un chemin qui paraîtra facile d’accès à mes propositions. Ainsi, pour conduire à son point de vue, il convient d’instiller un sentiment fort, tel la répulsion, la puissance, la compassion, … qui concerne ceux à convaincre car on ne les persuade que par leurs propres motivations.
Plus l’argument est concis mieux il est percutant, mieux il atteint sa cible. Le principe du rasoir d’Occkam incite à choisir les explications aisément compréhensibles et à s’éloigner des formulations ampoulées. Ici la forme et le fond sont indissociables ; notre cerveau accepte volontiers ce qui est facile à comprendre et tend à rejeter un contenu dont le contenant est compliqué.
Pour atteindre la parcimonie de l’argumentation, celui qui veut convaincre doit s’en imprégner avant que de l’émettre ; c’est le sens que donnait Boileau au célèbre aphorisme "ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément". L’imprégnation est aussi saluée par Descartes, pour qui "ceux qui digèrent le mieux leurs pensées afin de les rendre claires et intelligibles peuvent toujours le mieux persuader de ce qu’ils proposent"
L’imprégnation la plus naturelle ou la plus facile est d’être convaincu soi-même ; l’exemplarité, le leadership et les vertus de l’expérience irradieraient la confiance par l’authenticité et l’honnêteté intellectuelle. Cependant c’est faire peu de cas de l’argumentation du commercial à qui la firme ne demande que vendre et, Abba Eban élargit l’écartement en énonçant que "la propagande est l’art de persuader les autres d’une chose à laquelle on ne croit pas soi-même".
En fait, le plus simple, comme toujours, est de ne rien faire. Il est des points de vue irréconciliables par essence. Le premier examen du simplificateur est de repérer de tels situations afin de ne pas investir en pure perte d’énergie ou d’éventuellement étudier comment renforcer ses propres arguments. Il est probable qu’un débat entre croyants acharnés ou une polémique politique méritent, à ce titre, l’évitement.
La frontière entre persuader et convaincre, entre séduction et raison devient plus floue ; d’autant plus floue que la simplification appelle au sentiment, vante la parcimonie et recommande l’appropriation.

Sur le site Cnrtl, on lit que les antonymes du verbe convaincre sont douter et dissuader ; on peut y admirer une belle galaxie des mots proches http://www.cnrtl.fr/proxemie/convaincre.

 

 

Fil RSS des articles de cette catégorie