Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

élégance de la simplicité - simplicité de l'élégance

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L'élégance et la simplicité sont souvent conjugués ensemble car la simplicité emporte une évocation de la beauté et suggère la pureté.

 

Si l'on vante une démonstration mathématique d'élégante c'est qu'on y dénombre peu d'éléments et qu'elle s'oppose ainsi à une présentation besogneuse. Je me rappelle que pour démontrer une intersection de deux courbes l'analytique fournissait un arsenal lourd alors que la géométrie procédait par finesse.

 

Beaucoup semblent aussi s'emporter contre une mode qui associerait la complexité et l'intelligence. Ils prônent la simplicité comme véritable moteur de notre monde.

 

Lire sur Volle.com (http://www.volle.com/opinion/sobriete.htm) une réflexion sur la sobriété.

 

 

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monaie

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Compréhension

Etymologie :

«Monnaie» vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet, la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta, — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom suite à l'épisode des oies du Capitole.

«Crédit» vient du latin creditum, supin du verbe credo. Donc, littéralement, la croyance que celui qui emprunte pourra rembourser.

«Fiduciaire» vient de l’adjectif latin fiduciarius, de fiducia qui signifie «confiance».

 

Définition :

La monnaie est un instrument de paiement accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d’une dette. Aristote l’a définie en lui accordant trois fonctions : l’unité de compte (pour le calcul économique et la comptabilité), la réserve de valeur, et la fonction d’intermédiaire des échanges.

 

Historique :

Le troc a précédé l'échange monétaire utilisant des coquillages, du sel, des bestiaux, des pierres,…. selon les époques, les lieux, les populations…. Il n’a cependant pas disparu et est même repris par le SEL (Système d’Echange Local).

Pour qu’un échange puisse se réaliser sous forme de troc, il faut que la condition de « double coïncidence des désirs » soit effective, ce qui laisse apparaître la difficulté de mesurer l’équitabilité de la valeur des biens échangés.

Afin de pallier cette difficulté, la monnaie a succédé au troc dans les sociétés modernes, sans toutefois disparaître.

La monnaie grecque : On donnait dans l'antiquité le nom d'alexandres aux monnaies frappées par Alexandre le Grand, en or, en argent et même en bronze. Le lexicographe Pollux compte les alexandres parmi les monnaies d'or les plus populaires, à cause de leur bon aloi. Ce fut également une des monnaies les plus répandues géographiquement.

La monnaie romaine : C’est de toutes les monnaies antiques celle qui a connu la plus longue et la plus grande expansion géographique, jusqu'à devenir durant plusieurs siècles la monnaie commune du monde occidental et méditerranéen. Après des débuts frustes basés sur le bronze au poids et l'usage du monnayage grec, elle s'est constituée à la fin du IIIe siècle av. J.-C. selon un système monétaire fondé sur le bimétallisme argent et bronze.

 

Pour exemple, l’enveloppe d’argile en Mésopotamie :

1- Les calculi qui étaient de petites pièces d'argile qui servaient pour calculer.

2- La bulle-enveloppe. Lors d'une transaction commerciale, les Sumériens formaient une boule en argile dans laquelle ils plaçaient les calculi.

Le total des calculi correspondaient à la valeur transaction.

cas de litige, ils cassaient la bulle pour contrôler le nombre de calculi.

3- Les signes correspondent à une valeur : en cas de litige, les Sumériens trouvèrent une formule pour ne pas casser la bulle. Ils formèrent sur la surface de la bulle de petits trous de différentes grandeurs. Chaque trou avait la valeur d'un calculi. La valeur des calculi qui se trouvaient à l'intérieur de la bulle-enveloppe correspondait à la valeur des calculi qui étaient dessinés sur la surface de la bulle-enveloppe.

4- Pourquoi façonner des bulles avec des calculi s'il n'est jamais nécessaire de les casser ? On aplanit les bulles-enveloppes, elles devinrent des tablettes où l'on inscrivit dans un premier temps des signes pictographiques

 

La monnaie révèle le caractère social

inventaire

Les formes de la monnaie :

La monnaie divisionnaire en pièces

La monnaie de papier (billet de banque)

La monnaie scripturale (carte de paiement, chèque, virement, traites, lettres de change……)

La monnaie électronique (Monéo, le porte-monnaie électronique)

 

Il peut y avoir ici un échange anonyme par le biais de la monnaie divisionnaire ou de papier, mais cet échange devient identifiable dés que la monnaie scripturale est utilisée. Apparaissent alors certaines pratiques afin de contourner l’identification (Pour exemple, l’anecdote de l’entreprise créée sous le nom de « Trésor Publicité »).

 

La création de monnaie scripturale par le crédit bancaire :

deux excellents liens qui permettent de comprendre très facilement ce procédé pourtant complexe :

http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news

http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_l-argent-dette-2-promesses-chimeriq_news

 

 

Complications

L’association avec des dates de valeur par exemple,

La diversité des devises et leur changement de validité avec les territoires (le territoire géographique d’une monnaie = le territoire politique).

L’absence de monnaie est paralysante. Cela posera un problème si la personne sans monnaie se trouve dans des lieux où elle n’est pas connue.

 

 

LA SIMPLIFICATION, ENNEMIE DE LA FINANCE. Les financiers n’ont pas intérêt à la simplification dans la finance. C’est la sophistication des produits financiers qui leur permet de “diluer” leur éventuelle toxicité, et de réaliser d’avantageuses plus values à court terme, même si cela doit provoquer des catastrophes à terme : “Par ici les boni immédiats, et après moi le déluge !”

 

Simplifications

Ecarter les pièces du système monétaire.

 

Monnaie unique. Par ailleurs il y a des signes forts d’une évolution vers une monnaie mondiale unique. J'ai souvent pensé à la suppression des monnaies. à la fin ma conclusion est " l'échange de biens et de services", mais cela ne me semble possible qu'à petite échelle, et ne permet pas aux états de taxer ces échanges de biens et de services (BB).

 

Moyens de paiement

On sait par exemple que bientôt on sortira d’un super-marché sans passer par la “caisse”. Le paiement se fera par télé-saisie du contenu du chariot et imputation directe sur notre compte, sans manipulation de marchandise ou de titre de paiement. (Armand).

41 % des Français seraient prêts à payer via leur téléphone mobile.

Ce qui motive le plus les sondés pour adopter le paiement mobile : avant tout la simplicité citée par 82 % des personnes favorables à ce changement, puis la rapidité (51 %). En revanche, la sécurité semble le principal frein, largement exprimée (79 %) par ceux étant opposé au paiement mobile. Le coût (29 %) et la complexité (21 %) sont les deux autres obstacles les plus craints.

Quant aux services bancaires sur mobile, ils seraient attendus par près d'un tiers des Français (31 %) qui souhaiterait pouvoir retirer du liquide à un distributeur de billets via leur téléphone portable, sans carte bancaire. Même niveau d'adhésion pour la possibilité d'envoyer un micro-paiement via des services comme Twitter. Transférer de l'argent d'un téléphone portable à un autre et payer en donnant son numéro de mobile plutôt que son numéro de carte de crédit font moins recette auprès des sondés avec respectivement 19 % et 13 % de réponses favorables. Bruno Askenazi -- Copié et collé par Alain (AA)

 

Divers

Grille d’analyse : qui paie (état pour les billet, le commerçant pour la carte) / protection (sécurité, méfiance fiscale) / hauteur (centime, milliard) / usage (particulier à particulier, à commerçant, …)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie (Ph M)

Un exellent site ron paul (Xav)

 

 

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modèle Cynefin

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  1. Simple (ce qui est connu, évident plutôt que simple)
  2. Compliqué (ce qui est connaissable)
  3. Complexe (ce qui est compréhensible a postériori, mais n’est pas reproductible)
  4. Chaotique (ce qui est incompréhensible)

 Et Désordonné (ce que nous n’arrivons pas à correctement identifier, c’est la zone en violet du schéma ci-dessus)

 

Cynefin est avant tout un modèle “créateur de sens” en opposition à un modèle de catégorisation. La différence se situe dans le fait qu’un modèle de catégorisation est antérieur aux données à traiter ce qui permet un traitement rapide des données mais qui survolera les différences les plus subtiles, en faisant un modèle d’exploitation et non d’exploration de données.

Ce modèle est basé sur trois systèmes de base : Ordonné, Complexe et Chaotique. Il ajoute un autre système appelé Désordre et fait la distinction entre deux types de systèmes ordonnés : Simple et Compliqué. Le modèle définit chaque système selon trois critères, à savoir la relation entre cause et effet, le mode de prise de décision et les pratiques qui en résultent :

1. Système Simple

C’est un système ordonné où les relations entre cause et effet existent, sont prévisibles et peuvent se répéter, il regroupe  ce qui est connu. Ces relations sont évidentes pour n’importe qui, d’où une prise de décision en SCR (Sentir – Catégoriser – Répondre). De ce modèle naissent les Best Practices.

2. Système Compliqué

C’est également un système ordonné où les relations entre cause et effet existent mais ne sont pas évidentes, il regroupe ce qui peut être connu. On demandera donc l’intervention d’experts, ce qui implique une prise de décision en SAR (Sentir – Analyser – Répondre). De ce modèle naissent les Good Practices. Ces pratiques se différencient des Best Practices dans le sens où l’on reconnait que plusieurs solutions existent pour un même problème et qu’il pourrait être dangereux de se limiter à une seule.

3. Système Complexe

Au sein de ce système, les relations entre cause et effet ne sont transparentes qu’en rétrospective, et de manière imprévisible avec des résultats émergents, il regroupe ce qui n’est pas prévisible. La prise de décision se fera de manière scientifique en PSR (Sonder – Sentir – Répondre) et débouchera sur des pratiques émergentes, c’est-à-dire de nouvelles façons de faire les choses (souvent en combinant des solutions existantes).

4. Système Chaotique

C’est un système dans lequel aucune relation entre cause et effet ne peut être déterminée. Ce système a besoin d’être stabilisé, d’où un mode de prise de décision en ASR (Agir – Sentir – Répondre).  Il en découlera des solutions totalement nouvelles et inédites.

5. Désordre

Au centre du modèle se trouve le désordre où nous nous plaçons la plupart du temps. Selon le contexte, il faudra analyser et agir différemment. N’ayant pas d’information sur le type de système en face duquel nous nous trouvons, il faudra se fier à ses préférences et à son expérience pour prendre des décisions.

 

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les risques quand on simplifie

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Exemple de situation de simplification liée à une certaine urgence de la prise de décisions : Notre comportement en cas d’attentat ? Fuir, se coucher par terre, se défendre… ? Plusieurs cas de figures de comportement peuvent apparaître sur le moment, il sont probablement en lien avec notre instinct de survie et à nos émotions du moment (peur, colère…). Il s’agit de simplifier les informations qui atteignent notre cerveau primaire, on classe rapidement les infos qui nous paraissent judicieuses et puis nous agissons !

 

Une simplification trop rapide pourrait-elle être en lien avec des erreurs possibles de nos prise de décision ?(manque d’analyse de la situation due à la précipitation du problème ? Efficacité/pertinence ?). Les risques sont donc : 

  

  • La simplification annoncée ne tient pas compte du point de vue des destinataires (donc insatisfaction des usagers)

  • La simplification à une orientation qui porte souvent sur les aspects économique et non sur la pertinence dans la durée. (Analyse du résultat à court, moyen et long terme ?)

  • Le destinataire n’est pas défini et donc son point de vue n’est pas pris en compte

  • La notion de temps n’est, non plus, pas prise en compte.

  • Le conformisme car la méthode est essentiellement conservatrice,

  • le danger car la simplification s'appuie sur la confiance,  

  • la massification car les faibles pourcentages ne sont pas pris en considération

 

 

 

Venant d'en haut, un bilan modéré

Gens. La suppression de la vignette automobile, la déclaration d'impôt pré-remplie ou la plainte sur internet, nom patronymique, téléchargement d'un extrait de casier, copie certifiée conforme

Économique: révision de seuil, marché simplifié, paiement dématérialisé, comité théodule, rescrit

Exemple : Décès (% de lieu de décès, tiraillement économique)

Un système est parfait quand on ne peut rien lui retrancher (Saint-Exupéry)

Exemple

  • Déclaration d’impôts pré remplie ? Plutôt ok
  • Ligne Maginot est erreur stratégique, probablement due à la trop grande rapidité de la décision sans analyse complète au préalable
  • Copie certifiée conforme
  • Carte Vitale. Elle n’est pas vraiment une simplification mais elle reste utile.
  • Comités « Théodule » (596 comités sont recencés)
  • Fusion Assedic / Anpe vers Pôle Emploi ? La finalité est seulement économique.
  • Espace Schengen : Des situations collatérales fâcheuses apparaissent qui n’avaient pas été suffisamment analysées au préalable (le libre passage aux frontières, la TVA etc.)
  • Le « mille feuilles » administratif ? Pourquoi ça ne marche pas ? Intérêts divergents ? Enjeux cachés ? Enjeux politiques ? Manque de cohérence ?
  • Le fonctionnement des guichets postaux est une belle réussite de simplification intelligente

 

Causes de risques et de demi-échecs

Simple bascule numérique

Plusieurs objectifs en même temps (feuille de paie, saisie de temps passés)

Étalement d'une mesure dans le temps ou gestion du stock

Juxtaposition des procédures (déclaration de revenu)

Abondance d'exceptions

Usine à gaz (élection régionale) et le plaisir de l'usine

 

D'autant que les tendances opposées sont à l’œuvre avec la gourmandise normative (JO, banane européenne), le besoin de sécurité et l'actualité (guerre, climat, chômage)

 

C'est l'entreprise qui simplifie, poussée par ses clients

Risques

Pas de qui défini, pas de quantité

Évacuer sur les autres services

Manque d'analyse d'impact

Méthode conservatrice

"L'art nouveau sera désormais de rendre les hommes non médiocres" (Crozier).

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gestion par exception

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L'exception nait-elle de la règle ? 

Distinguons immédiatement  les exceptions connues des exceptions inattendues. Les premières entrent en quelque sorte dans le moule de la règle qui les prévoit tandis que les secondes réclament aucun traitement ou un traitment spécifique.

En effet, l'inattendu mérite l'acceptation ou la conformité à la règle c'est-à-dire le rejet. On traite ou on ne traite pas. Quand l'exception se produit, il convient de se référer à des valeurs plus hautes que la règle : les principes d'équité, les valeurs supérieure de la démocration, les fondements de l'entreprise. 

Quant aux exceptions déjà reconnues, elles naissent sans aucun doute de la règle. De la forme même de la rédaction de la règle ; Il est plus aisée parfois de rédiger en retirant quelques éléments d'un tout plutôt que d'insérer dans la rédaction tous les éléments constitutifs. Ainsi, rappelez-vous cette simplification :  vous êtes assurés pour tout sauf les risques de guerre.

Pour compléter le panorama, certaines exceptions n'osent pas se nommer et se cachent dans des grilles où la valeur qui est en fait concernée est positionnée à zéro. 
 
Entre la règle et ses exceptions s'instaure un ballet élastique qui remonte vers la morale. Tout citoyen paie l'impôt sauf si ... n'a pas une valeur identique à celle d'annoncer que le montant de l'impôt n'est dû qu'à partir d'un seuil.  
 
 
La complication naît de la quantité ou de la valeur. Pour simplifier, on éliminera les exceptions désuètes et celles dont l'impact renverse l'objectif affiché de la règle.
La gestion des exceptions consiste d'abord à leur reconnaître un caractère universel, donc à prévoir leur apparition, à les accepter souvent. Les exceptions que l'on a ainsi acceptées doivent être alors traitées par des personnes de qualité puisque ces personnes, juge ou dirigeant, iront rechercher des principes supérieurs. Une incertitude du résultat demeure  si les valeurs supérieures ne sont pas partagées par tous les acteurs. On retrouve bien là que la règle est une forme d'industrialisation, de répétition et que l'exception recourt à l'humain.
 
En bonne gestion, il convient de limiter l'expansion des exceptions non seulement en expression mais en impact. Quand l'exceptionnel titille le respect de la règle, l'alerte est donnée. 
 
Faudra-t-il alors évacuer des exceptions ou réformer la règle ? Se pose alors la question du temps. Car toute règle se modifie avec le temps et la révision ne serait qu'un processus régulier, tout comme la vérification d'une  date de péremption d'un aliment. Il faut que la révision temporelle ou les conditions de son examen soient contenus dans la règle. Plus subtile est l'extinction de l'exception faute de bénéficiaires (les bouilleurs de cru, les anciens combattants)

éloge du flou

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Souvent le flou est critiqué ; or il possède des vertus. Les voici : 

 
Au loin, les montagnes sont plongées dans une brume, un peu floues. Au fur et à mesure de leur approche, les détails se précisent et la netteté du paysage apparaît. De là à croire que le but serait de rendre net, que le flou est un état désagréable, que nous recherchons toujours plus de clarté dans nos sociétés. Nous verrons que l'extrapolation est hâtive. 
 
Car il n'est pas de vertu systématiquement attachée à la clarté pas plus qu'il n'est d'opprobre à projeter toujours sur le flou. Pour s'en convaincre, il suffit de contempler le sfumato des peintures de Vinci, les jeunes filles floutées des photographies de Hamilton ou de raisonner avec les ensembles flous qu'offrent les mathématiques. Il se trouve même des étapes où une trop grande précision est préjudiciable au projet. L'heuristique le proclame. La couleur du papier peint encombre l'architecte qui dessine les plans de la maison. 
 
Le politique montre initialement un chemin qui se précise en avançant. Toutes les méthodologies s'emploient à organiser le passage de l'imprécision à la précision. La simplification n'a pas son pareil au choix de l'outillage approprié. Réciproquement, le flou permet ultérieurement des initiatives horizontales. La comparaison avec les images nous guide : la qualité de certaines images est suffisante pour un petit écran mais une plus grande quantité de pixels est nécessaire pour une affiche. 
 
Ainsi la notion de flou est attachée à la quantité d'informations pertinentes ; la simplification consiste à déterminer la quantité suffisante. Associer la notion d'indéterminé et celle de confusion est un traitement très parcellaire du flou. Trouver l'ajustement adéquat entre précision et imprécision, tel serait l'apport de la simplification.

transparence

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La transparence, au sens figuré, est-elle un synonyme de clarté ? Amène-t-elle à la simplification ? Pas si sûr ! Une totale transparence ferait craindre un trop plein d'informations (avez-vous lu les insertions obligatoires figurant désormais dans les contrats d’assurances). Le mot est chargé d'émotion, paraît évoquer la probité et tendrait vers la pureté tant l'opacité réciproquement est suspecte. Certes !

Voyons cependant plus avant, là où se tissent les intentions. La transparence n'est qu'apparence que chaque destinataire reçoit au travers de ses propres filtres. Ainsi une légère transparence dans l'habit laisse à imaginer ce qui est caché. Avant toute déclaration de transparence, il faudrait préciser à qui l'on s'adresse, pour quoi, etc. Il n'y a pas de transparence sans conscience. C'est une conscience double, de soi et des autres.

La transparence est neutre ; le violent est transparent quoique mal intentionné ; le voyage d'Ulysse est transparent mais les motivations du héro étaient peut-être de ne pas retrouver Pénélope. La transparence se drape souvent de vertu ; la communication et la politique se sont emparé du mot. Elles annoncent lyriquement les actions sans expliquer les motivations profondes et la réalité des conséquences. L'annonce dépouillée d'explication est un ersatz de transparence, une limpidité trafiquée, encore une manipulation.

Une procédure peut être claire à comprendre mais avec des objectifs peu avoués ou avouables. C'est sur la transmission des objectifs que doit s'exercer une simplification pour en favoriser la compréhension. Après, on pourra s'occuper de simplifier la procédure elle-même. Hé bien oui, l'intention avant l'action !

Dans la relation avec l'administration, le manque de transparence financière flirte avec le délit. La transparence de la fortune est atteignable parce qu'il existe un référentiel comptable. Ailleurs, la transparence est-elle un principe que l'on peut imposer ? L'Inquisition réclamait la plus grande transparence. La revendication de transparence constitue plutôt une alerte et incite à la recherche des motivations réelles à la mise en place d'une telle réglementation. Par ailleurs, en ajustant le discours à la capacité de compréhension de différents administrés se crée une différence entre les citoyens … peu républicaine. Une simplification réalisée au bénéfice de la transparence n’est sans doute pas toujours au bénéfice de tous.

Réciproquement, dans les couches et les sur couches de procédures et de décisions, le poisson se noie ; nous n'irons pas ainsi à la pêche miraculeuse et nous finissons par nager en eaux troubles

L'objet peut être transparent ou opaque. Mais les machines ? Elles nous voient, nous pistent et nous catégorisent. Nous sommes devenus transparents devant les caméras, les automates, les Gps et les logiciels qui régissent internet. De quelle conscience se prévalent-ils pour s'immiscer ainsi dans nos attitudes, nos trajets et nos habitudes ? Le monde est plat pour eux. Décidément la place des rêves ne fait que se rétrécir.

Entre individus , la transparence ne relève-t-elle pas de l’éthique plus que de la simplification ? Nos corps parlent à notre place. Pas trop d'inquiétude cependant. Une telle transparence est une utopie. Les conventions sociales, les us et le savoir-vivre se sont créées pour la masquer. Notre liberté est-elle la transparence ou, au contraire, la dissimulation. Nous nous contentons du paraître plutôt que du transparaître et nous rusons pour nous affranchir des détails. Dommage et nécessaire ! Une vision d'ensemble, en prenant du recul, à défaut de voir au travers

Une transparence pertinente pour la compréhension est un facilitateur de simplification.

 

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qui ne dit mot consent

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La France devrait s'indigner beaucoup plus devant les actes horribles, a déclaré un homme politique. Voulait-il signifier que si on ne s'exprime pas ou trop peu cela revient à cautionner l'immonde. Le propos situe le silence par rapport à la loi et à la morale. C'est dire que l'aphorisme "qui ne dit mot consent" présente une amplitude qui dépasse largement le cadre d'une bonne organisation. Le besoin d'une meilleure analyse sémantique apparaît donc avant que d'aborder les relations avec l'administration, celles internes à l'entreprise et nos relations privées.

Préalablement faudrait-il que soit bien définie la question qui appelle à s'exprimer ou à se taire. Un acte sous-tend souvent plusieurs questions et, même quand la question est explicite, elle n'est pas entendue de la même façon par les destinataires ; l'un est directement concerné, l'autre ne s'y intéresse pas ou n'a pas de suffisantes connaissances pour parler, un autre enfin préférera garder le silence par crainte, par fatalisme, déni de la qualité de l'information, fatigue de la quantité de sollicitations, etc. C'est l'objectif de la question qui est en cause. Se rajoute un délai qui doit être fixé pour le retour, ce qui terminera la déclinaison du quoi, des qui et du quand. Ponce Pilate, la majorité silencieuse et l'opposition au mariage fournissent quelques exemples. à l'inverse, une réponse établit la communication et aujourd'hui le pouvoir de la parole est immense, supporté par les réseaux sociaux ; et ce, même si Sartre a pu avancer que "mon mutisme est une prise de position".

L'administration propose que désormais, si elle ne répond pas à une demande dans un délai fixé, elle l'accorde. Bien sûr les esprits chagrins souligneront que seulement 1/3 des textes sont concernés et qu'il convient de bien savoir si la mesure visée est éligible au silence. C'est un pas significatif vers la simplification. Pour qui ? Pour l’administration elle-même, sans doute, mais qui abdique une partie de son pouvoir dans une position d'ignorance superbe. Pour l'administré aussi qui n'aura plus à attendre une réponse. Réciproquement, l'administration est mise sous pression pour détecter rapidement les cas qui réclament son refus. La mesure "silence vaut accord" pourra un jour s'amplifier jusqu'à supprimer la demande, quitte à ce que les contrôles postérieurs s'intensifient où les preuves, qui auront été conservées mais non transmises, seront exigées.

A contrario, le licenciement d'un salarié protégé réclame une autorisation de l'administration laquelle a deux mois pour communiquer sa décision à l'entreprise ; si la décision n'est pas parvenue à l'entreprise au bout des deux mois, "ça veut dire non". Tout comme dans la relation entre deux personnes où la justice, quand elle s'en mêle, affirme que le silence «opposé à l’affirmation d’un fait, ne vaut pas à lui seul reconnaissance de ce fait».

Le dilemme entre responsabilité et confiance s'illustre par deux exemples. Dans un premier exemple, une banque exigeait 7 signatures hiérarchiques avant d'accorder un gentil prêt. Le second exemple est la prolifération des mails en copie comme autant de parapluies. Enfin, la vie privée est régie par une culture. Mais laquelle ? Certains de mes invités qui m'avaient déjà donné leur accord, m'appellent ensuite pour confirmer leur venue. Réciproquement, nous connaissons tous un invité qui avait oublié et dont l'absence inquiète au dernier moment. Pas facile ! Heureux les amis qui s’aiment assez pour savoir se taire ensemble.

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