Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

généralisation

Rédigé par dir 3 commentaires
Regrouper, rassembler, mettre sous une même caractéristique sonnent bien en simplification ; l'abstraction, la conceptualisation et la généralisation paraissent de la même veine. Oui mais il y a un biais. Les choses ne sont pas simples, nous les simplifions. Et nous aimons ça ! Dès lors la question de pourquoi ces faits-là sont réunis est légitime.  
 
Quand un chef d’entreprise réfléchit à sa clientèle, il pense à des catégories, des segments de marché. Ainsi la généralisation qui a pour objectif d’être utile, évolue en fonctions des besoins de chacun. Il nous faudrait connaître, rendre transparent, le point de vue de celui qui opère. 
Classé dans : théorie Mots clés : aucun

3 commentaires

#1  - Armand a dit :

Le sujet m’inspire car il est selon moi au cœur même de la pensée : pour chaque situation que l’on examine, la tentation, ou l’hésitation intellectuelle, se situe entre « considérer que la chose est unique », ou au contraire « considérer que des cas comparables peuvent nous éclairer ».
Seule une réflexion fine peut nous aider à choisir l’une de ces deux voies, et seul, un réflexe de prudence peut nous faire admettre qu’une option peut être pertinente à un moment donné, et ne plus l’être ultérieurement.
Par ailleurs, si on parle de généralisation, il faut en savoir les limites : il n’y a pas deux galets identiques sur la plage de Maguelone, et portant, ils se ressemblent bien !

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#2  - Claude COUSTAN a dit :

Généralisation, outil de simplification ou simplification, préalable à la généralisation ?
En retenant la seconde formulation il est plus facile de répondre à la question : quel est l'intérêt de généraliser ? Étendre à un plus grand nombre ce qui a été démontré bénéfique par l'expérimentation.
Exemple : La refonte des bulletins de salaire est l’une des 50 premières mesures de simplification portées par le gouvernement à destination des entreprises.
Sa mise en œuvre s'est effectuée en plusieurs étapes (expérimentation) avant d'être généralisée.

La notion de «  bénéfice vertueux » semble indispensable notamment lorsque la généralisation produits des effets collatéraux néfastes.
Exemple:La généralisation du chalutage industriel (qui peut être considérée comme un moyen plus simple de pêcher une plus grande quantité de poissons) créatrice d'une exploitation intensive des stocks de poissons entraine un appauvrissement très dangereux des fonds marins.

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#3  - Ghislaine a dit :

J'ai bien l'impression que simplifier en amont signifie souvent compliquer en aval. D'où l'importance de "filtres humains", qui sauront répertorier "quoi et comment" selon "qui". En principe, on jette dans l'arène un "prêt à consommer", qui devra être améliorer au fur et à mesure de l'expérimentation. Selon qui améliore, de près ou de loin, voire de très loin, ces améliorations peuvent être synonymes de complications, l'inverse de ce qu'on souhaitait obtenir. Ajoutons à cela le traitement par les machines, avec des logiciels pas forcément compatibles et pas forcément mis à jour en raison de coûts difficilement supportables, la généralisation de l'amont devient un réel problème sur le terrain pour qui est censé la pratiquer. Je pense aux professions médicales, qui passent plus de temps à gérer le traitement des remboursements qu'à pratiquer des soins, quand ils œuvrent seuls sans secrétariat. Quant au particulier, s'il ne se tient pas au fait des nouvelles technologies, on frôle le cataclysme...
J'ai en tête un exemple dans l'accès aux immeubles. Certains propriétaires ont décidé de supprimer l'appareil qui ressemble à un téléphone et qui permet de répondre à ceux qui ont utilisé le digicode pour prévenir de leur arrivée. Le digicode est maintenant couplé à la ligne téléphonique fixe et portable du locataire. Comment font ceux qui souhaiteraient ne pas souscrire de ligne téléphonique ? Ils déménagent ? D'autant que ça implique un coût non pris en charge par le propriétaire ; une obligation qui serait censée simplifier, oui, simplifier quoi d'abord ? Réduction des coûts sûrement, la vie, moins certain. Quand on parle de simplifier, s'agit-il de simplifier la vie des gens ou de réduire les coûts en simplifiant les livres comptables ? La simplification des uns serait-elle la complication chez les autres ? L'équilibre n'est pas simple.

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