Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

obsolescence

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Peu ragoutant le cortège de l’obsolète avec les archaïques, les désuets, les périmés, les démodés, les surannés, les vétustes, ceux qui ne sont plus en usage et les vieillots ! Délictueuse, l’obsolescence programmée qui, délibérément, limite les capacités d’évolution d’un produit ou y introduit des fragilités.

Dans un tel contexte l’obsolescence avait peu de chance d’être célébrée. Tentons-en cependant l’éloge ici.

L'obsolescence révèle en fait une évolution, un changement, peut-être un progrès. Un passé qui s’achève et un futur à qui l’on accorde confiance. Alléluia, la règle à calcul, l’emmaillotage des bébés, la cabane au fond du jardin, le disque vinyle sont obsolètes.

Les domaines où elle s’exerce, physique, technique, langagier ou de mode sont multiples et concernent toutes les activités humaines, principalement celles matérielles mais aussi celles immatérielles ; ainsi une loi peut se révéler obsolète même si le qualificatif d’inadapté semble préférable.

De façon générale, la simplification avait déjà repéré l’obsolescence pour assurer le remplacement, cher à ses principes.

L’obsolescence signe une rupture d’adaptation aux circonstances sociétales et locales. Et la rupture doit être assez rapide. En effet, laissons l’objet tombé en désuétude se bonifier durant une période de purgatoire ou de nostalgie ; parfois il regagnera le devant de la scène - comme les robes couvrent ou découvrent les genoux- d’autres fois, nous le retrouverons dans les collections et les musées : outils agraires, formica des cuisines, mots oubliés, ...
L’art et l’histoire, enfin, le magnifieront. Hier obsolète aujourd’hui sur la sellette.

 

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