Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

objets connectés

Rédigé par dir Aucun commentaire

Invitée par le Crédit Agricole Nord-Est, Anne Lauvergeon pdg de Sigfox (société toulousaine qui « offre une connectivité cellulaire mondiale pour l’internet des objets ») est intervenue le 3 octobre sur le salon Viteff à Epernay. La femme d’affaires a lourdement insisté sur l’importance des objets connectés. « Il y a eu la vague internet, puis celle des smartphones. Demain, il y aura la vague des objets connectés » estime-t-elle. Si elle croît en une rupture technologique aussi importante, c’est que les objets connectés « ne modifient pas l’économie globale car leur coût est infime : un objet connecté coûte un euro par an » a-t-elle indiqué. Par ailleurs, ces objets répondent parfaitement à sa conception de l’innovation : « la vraie innovation : c’est la simplification ».

Or ces objets sont d’un fonctionnement enfantin et simplifient le quotidien des consommateurs comme des professionnels. « Dans le monde agricole, ils mesurent l’alimentation hydrique, la qualité des sols, l’ensoleillement. Mises à la disposition des vignerons, ces données éclairent les décisions, alertent sur des situations à risque...» détaille celle qui ne s’est pas cachée de rechercher des partenariats, « l’excellence technologique et celle du monde viticole ont beaucoup de choses à faire ensemble ».

Devant son intervention, le public a manifesté un certain scepticisme devant la déresponsabilisation vers laquelle ces objets peuvent amener. « Est-ce que cette technologie nous emmène vers une infantilisation de notre part ou nous dégage des contingences matérielles ? En tout cas que cela ne nous plaise ou pas, c’est une tendance irrésistible » a estimé Anne Lauvergeon. Dans les allées du Viteff, c’est le même scepticisme qui transparaît. « Il est sûr que nous allons vers davantage de domotique dans les chais, mais on est déjà capable de réaliser des suivis précis de variables telles que la température ou l’hygrométrie » estime Jean-Philipppe Ducoin, qui a profité du Viteff pour annoncer le changement de nom de sa société en Ducoin SAS (qui réunit désormais DIEC, Vinirea, Atelier Ducoin et Oenotravaux). « Mais est-ce que ces technologies sont souhaitables ? L’aspect humain reste primordial dans la conception des bâtiments et l’ergonomie est au centre des préoccupations ».

Classé dans : news Mots clés : aucun

Écrire un commentaire

Capcha
Entrez le code de l'image

Fil RSS des commentaires de cet article